Patrimoine géologique national (de l’inventaire au géotourisme)

Le 5 décembre par Patrick de Wever Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle Paris

 

La notion de patrimoine naturel est de plus en plus familière, pourtant celle qui concerne les géosciences reste bien en deçà des sciences du vivant. Il semble y avoir une fracture entre géosciences et citoyens. Néanmoins l’intérêt pour le patrimoine géologique (in situ et ex situ), « explose », en France comme il l’a fait à l’étranger, une nouvelle revue internationale vient de voir le jour en 2009 (GEOHERITAGE éditée par Springer).

On sait ce qu’est le patrimoine familial, la signification du patrimoine scientifique reste un peu moins bien circonscrite, aussi mérite-elle d’être précisée (en termes de valeurs esthétiques, historique, marchande …).

Le patrimoine géologique associe le terrain et les collections (universitaires ou muséales). L’approche raisonnée commence par des inventaires qui permettent une sélection, à la fois des objets et de éventuels procédés de conservation. Cet inventaire sera à la disposition du public afin d’éviter que des objets ou sites de valeur soient détruits par ignorance. Ensuite peut être envisagée la valorisation (scientifique ou pédagogique ou géotouristique) et éventuellement la protection.

 

La fin du Monde est-elle bien prévue pour le 21 décembre 2012

Le 14 novembre par Jérôme Perez professeur à l’ENSTA-PARISTECH chercheur associé à l’Institut d’Astrophysique de Paris, membre du comité scientifique du festival international d’astronomie de Fleurance.

Le thème d’une fin du monde prochaine est récurrent, mais le 21 décembre 2012 est particulièrement médiatisé : un film à gros budget, un engouement dans de nombreux pays, mais surtout une importante argumentation pseudo-scientifique (calendriers mayas, alignements planétaires et/ou galactiques, crises solaires, etc.). Avec tant de perches tendues, il était facile et intéressant de s’interroger sur ces arguments, mais aussi sur la physique d’une fin du monde. La conférence reprendra des points avancés par les partisans de cette fin du monde 2012, et rappellera ce qui se serait déroulé il y a 65 millions d’années, quand ce fut la fin du monde, mais pour les dinosaures.

 

les mathématiques au quotidien

Le 24 octobre Par Christian Horsot Professeur des collèges en mathématiques

Les mathématiques n’ont peut-être suscité chez vous qu’indifférence profonde, peut-être au contraire restent-elles associées à un mauvais souvenir, voire même une certaine angoisse. Non sans effets imprévus dans bien des aspects de la vie pratique, professionnelle ou parentale. L’Université Populaire se propose de vous faire redécouvrir les mathématiques, de vous montrer qu’elles peuvent être une source de satisfaction intellectuelle et même de plaisir. Quelques questions de la vie quotidienne sont là pour vous le prouver. Ainsi :

Pourquoi les alvéoles des nids d’abeilles ont-elles une forme hexagonale d’un côté et rhombique de l’autre ? Ce qui permet de minimaliser la surface de cire et de maximaliser le volume de l’alvéole contenant le miel. Ces charmants hyménoptères construisent leurs ruches avec une précision du soixantième de degré !

Comment les Grecs, les Indiens et d’autres peuples calculèrent le rayon de la Terre, de la Lune et la distance entre ces 2 planètes ?

Pourquoi le diamètre d’une boîte de conserve familiale est-il  pratiquement égal à sa hauteur ?

Comment mesurer la hauteur de sa maison ou de son immeuble sans entreprendre une escalade qui pourrait s’avérer périlleuse ?

Un avion biréacteur est-il plus sûr qu’un quadriréacteur ?

 

C’est à ce genre de questions et à bien d’autres si vous le souhaitez que notre intervenant se propose de répondre.

 

18 octobre 2017 : Intelligences animales – cervelle d’oiseaux et mémoire d’éléphants

Le 18 octobre 2017 par Emmanuelle Pouydebat

L’intelligence est une fonction comportementale adaptative partagée par tous les animaux. Elle permet de répondre le mieux possible aux contraintes du milieu et du contexte, que l’on ait des plumes, des mains, une trompe, des tentacules, des écailles, de la fourrure, un squelette ou pas… L’intelligence est partout et plurielle. On la rencontre chez tous les animaux et au travers une multitude de comportements comme l’utilisation d’outils, la construction, la navigation, la mémoire, la coopération, l’innovation, la culture, la tricherie, l’empathie… Aucune espèce n’est épargnée, sur terre comme dans l’eau ! Seront évoqués les primates et autres mammifères, les oiseaux, les reptiles et de nombreux invertébrés comme les céphalopodes ou les arthropodes (araignées, insectes…). Se basant sur une multitude d’exemples issus de ses travaux et de ceux de ses collègues chercheurs internationaux,la conférencière illustrera les intelligence animales et la difficulté de définir les premiers humains. Elle montre que l’intelligence animale, humains compris, est buissonnante et qu’il faut, pour la comprendre, l’étudier dans un cadre évolutif. Il est temps de remettre l’Homme à sa place, simple goutte d’eau dans l’évolution et dans le règne animal et non, comme c’est encore trop souvent le cas, comme une espèce au sommet d’une pyramide hiérarchique imaginaire de l’évolution ou de l’intelligence.