22 novembre 2017 : Construire ensemble la ville

par Patrick Norynberg

On ne peut plus concevoir la ville sans les habitants. La ville elle-même est devenue un enjeu  considérable de la reconquête politique et sociale. Petit à petit, les habitants des quartiers  populaires se sont éloignés des espaces politiques et de leurs formes d’organisation  traditionnelles. Pourtant, l’envie de faire, d’agir pour améliorer et transformer son quotidien  s’exprime et se traduit à de nombreuses occasions et sous de multiples formes. Trop souvent  encore, ce qui se fait et se décide se fait en dehors d’eux. Les habitants sont des individus  divers et singuliers auprès de qui il est fondamental de passer du temps pour nouer des liens  qui permettent le dialogue, l’écoute et la compréhension. Leur parole est quelquefois confuse  mais elle est digne. Elle est digne parce que la parole d’un homme vaut celle d’un autre dans  le débat public.

L’intervention de Patrick Norynberg prend place parmi les activités du « Festival républicain » de la ville de Sainte-Geneviève des Bois, auquel l’Université populaire apporte sa participation et son soutien.

8 novembre 2017 : La Révolution en image

par Juliette Milbach

Les évènements révolutionnaires de 1905, et ceux de 1917, offrent de multiples représentations dans les arts plastiques au jeune état soviétique. Au delà des bien connues affiches de propagande, et des fréquemment décriés monuments commémoratifs, les artistes ont puisé activement dans la Révolution une source d’inspiration.  Certaines de ces œuvres, qu’elles aient été créées volontairement ou selon des contraintes financières, sont de très belles pièces. Exposées et reproduites à l’époque, elles semblent aujourd’hui tombées dans le plus grand des oublis et sont parfaitement inconnues du public occidental. Dans le cadre de cette conférence, en cette date anniversaire, nous aborderons les représentations de la Révolution surtout dans la peinture. En effet, le médium impose une iconographie plus recherchée et à vocation plus permanente. Il s’agira d’aborder la construction des mythes révolutionnaires dès les premières années du régime jusqu’aux représentations du réalisme socialiste (à partir des années 1930) en concluant avec les symboles révolutionnaires dans l’art contemporain russe.

18 octobre 2017 : Intelligences animales – cervelle d’oiseaux et mémoire d’éléphants

Le 18 octobre 2017 par Emmanuelle Pouydebat

L’intelligence est une fonction comportementale adaptative partagée par tous les animaux. Elle permet de répondre le mieux possible aux contraintes du milieu et du contexte, que l’on ait des plumes, des mains, une trompe, des tentacules, des écailles, de la fourrure, un squelette ou pas… L’intelligence est partout et plurielle. On la rencontre chez tous les animaux et au travers une multitude de comportements comme l’utilisation d’outils, la construction, la navigation, la mémoire, la coopération, l’innovation, la culture, la tricherie, l’empathie… Aucune espèce n’est épargnée, sur terre comme dans l’eau ! Seront évoqués les primates et autres mammifères, les oiseaux, les reptiles et de nombreux invertébrés comme les céphalopodes ou les arthropodes (araignées, insectes…). Se basant sur une multitude d’exemples issus de ses travaux et de ceux de ses collègues chercheurs internationaux,la conférencière illustrera les intelligence animales et la difficulté de définir les premiers humains. Elle montre que l’intelligence animale, humains compris, est buissonnante et qu’il faut, pour la comprendre, l’étudier dans un cadre évolutif. Il est temps de remettre l’Homme à sa place, simple goutte d’eau dans l’évolution et dans le règne animal et non, comme c’est encore trop souvent le cas, comme une espèce au sommet d’une pyramide hiérarchique imaginaire de l’évolution ou de l’intelligence.

 

Les Bretons dans la construction du métropolitain de Paris

Le 4 octobre par Luc Corlouër

La trace des Bretons à Paris est prouvée dès le Moyen Age, mais c’est avec la Révolution industrielle et l’avènement du chemin de fer que l’immigration commence, dès la moitié du XIXe. Taillable et corvéable à merci, mal payé, on le retrouve fort des halles, manœuvre, chiffonnier, cocher plus rarement ouvrier spécialisé.

En 1898 le « métropolitain urbain Parisien » est déclaré d’utilité publique ; le chantier est confié à Fulgence Bienvenue et les premiers coups de pioches sont portés dès la fin de l’année .pour la ligne 1,-porteMaillot-Vincennes-qui traversera Paris d’ouest en est. Le recrutement se fait surtout r dans les campagnes bretonnes comme l’attestent les registres d’embauche.  Le roman « La Tourmente Kenavo »,base de cette conférence, en décrivant les travaux gigantesques du métro, montre combien était dure la vie des émigrés bretons du début du XXe siècle.

 

On peut se référer au livre de l’intervenant : La tourmente KENAVO – Edition le Cormoran 2007. Prix des Bretons de Paris.