Les « Mercredis de l’Université Populaire »

L’Université populaire propose à ses adhérents et au public le plus large des rencontres débats autour de thèmes variés,  animées par des intervenants invités spécialistes de la question (se référer dans ce site aux archives et aux « saisons », ainsi qu’à « Conférences récentes »).

Hommage discret et souriant aux Salons du XVIIIe siècle ou de la Belle époque, en plus convivial peut-être, nous les appelons « Les Mercredis de l’Université populaire ».

Tous les quinze jours (hors vacances scolaires) nous nous y retrouvons pour écouter, réagir, questionner, durant une heure et demie environ.

Le programme annuel vous est accessible (« Saison 2018-19″).

Les séances se tiennent Salle de la Châtaigneraie, à 19 h et durent environ une heure et demi.

Pour accéder à la salle, guidez-vous au besoin en cliquant sur « qui sommes nous »

L’entrée est libre.

 

PROCHAINS MERCREDIS:

le mercredi 19 juin 2019
19 h

Les MJC face au rouleau compresseur libéral, des « zones à défendre » ?

Patrick Chenu, directeur de la Fédération Régionale des MJC d’Ile-de-France, ancien directeur de MJC, membre de la CRAJEP Ile-de-France.

Patrick Nivolle, président de la MJC Centre social de Noisiel, administrateur de la Fédération Régionale des MJC d’Ile-de-France.

Les deux intervenants répondront à cette question à travers deux types d’argumentations :

-          l’une portant sur la défense des associations d’éducation populaire : pourquoi les MJC ont-elles été crées par le CNR au sortir de la seconde guerre mondiale, puis défendues, soutenues par les pouvoirs publics pendant près de 50 ans ? Pourquoi continuer aujourd’hui à défendre des associations d’éducation populaire ?

-         l’autre sur les raisons de fragilisation du modèle, aujourd’hui remise en cause par les pouvoirs publics, modèle rendant ces associations invisibles ou héritées d’une histoire passée tant de la part des nouvelles générations d’élus locaux ou que d’une partie de la population.

Les deux intervenants pourront ainsi mettre en lumière les enjeux auxquels le mouvement des MJC doit répondre, enjeux liés aux tensions inhérentes entre

-          ce modèle associatif, généralistes, portée par l’idée de l’émancipation individuelle et collective, ouvert à la diversité des populations comme lieu du vivre ensemble, mais souvent aujourd’hui perçues comme des « structures municipales », « anciennes » mal adaptées aux besoins de la population,

-          et, une actuelle ambivalence permanente des pouvoirs publics vis-à-vis de ce modèle, sur fond de libéralisme, qu’un changement de majorité municipale peut vite remettre en cause.

Loin d’être un enjeu symbolique, l’exposé sera illustré sur des situations concrètes locales montrant les trois dimensions des MJC,  et les tensions qui peuvent en résulter entre :

-          une dimension institutionnelle, avec ses règles et ses enjeux (management d’équipes salariées, équilibre budgétaire, recherche de subventions et de ressources propres, etc.),

-          un ensemble de réseaux (inter-personnels locaux, militants, associatifs, etc.) qui se croisent et inter-agissent,

-          une dimension militante faite d’engagements individuels et collectifs et  de valeurs  mis en commun dans les cadres des actions et activités proposées.

le 5 juin 2019
19 h

Le Grand-Guignol, Théâtre des terreurs de la Belle Epoque
par Sylvain Solustri

Le théâtre du Grand-Guignol et à la fois un lieu et un genre. Genre théâtral qui a touché un public averti de 1897 à 1962, le Grand-Guignol n’a rien du spectacle de marionnettes. Théâtre d’horreur et d’épouvante où se jouent “tous nos cauchemars de sadisme et de perversion” (Anaïs Nin), le Grand-Guignol désigne aussi le lieu, cité Chaptal à Paris, où furent montés les drames terrifiants mais aussi les pièces comiques appartenant à ce répertoire.
Théâtre d’illusions et d’effets spéciaux, nous vous proposons une découverte de ce genre méconnu et disparu, qui mettait en scène toutes les peurs et les interrogations de l’époque : peur de la folie, des maladies contagieuses, du progrès, de l’étranger…

MERCREDI 17 AVRIL 2019

19h

LE RADEAU DE LA MÉDUSE: D’UN FAIT DIVERS A UN TABLEAU D’ANTHOLOGIE

par Héloïse Boussac

Le 2 juillet1816, la frégate française  La Méduse s’échouait au large de la Mauritanie avec 400 passagers à bord.147 d’entre eux sont abandonnés sur un radeau de fortune, pendant 12 jours livrés à eux-mêmes. Lors de leur sauvetage, ils n’étaient plus que 15. Ce fait divers s’inscrit dans un contexte politique charnière et passionnera le controversé peintre Géricault pour ce qui deviendra une des œuvres les plus célèbres du musée du Louvre. Comment ces hommes ont-ils survécu ? Quelles étaient leurs relations à bord ? Pourquoi et comment Géricault s’est il emparé de ce drame ? Et qu’a-t-il révélé sur l’état de la société d’alors ?