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2 OCTOBRE 2019 : Cycle ON A MARCHE SUR LA LUNE, épisode 2

par Jean Pierre WARNIER

 

Comment Apollo XI a mis en orbite Ronald Reagan et Margaret Thatcher

 

Dès le milieu des années 1960, les cercles conservateurs et les milieux d’affaires américains ont eu la certitude que l’Urss était définitivement surclassée par les Etat unis du point de vue scientifique, technique, industriel et militaire. Mais les opinions publiques nationales et internationales n’étaient pas encore parvenues à cette conclusion. En une journée, le vol Apollo XI fit basculer le public. A partir de cette date, les milieux d’affaires et les cercles conservateurs sont partis au grand jour et avec détermination à la conquête des universités, du Congrès, de la magistrature, des cercles de réflexion, des medias. En dix ans, ils sont parvenus à faire basculer l’opinion et à installer Ronald Reagan et Margaret Thatcher aux commandes des Etats-unis et de la Grande Bretagne, qui ont fait basculer à leur suite l’Europe et le reste du monde dans l’ère ultra-libérale.

19 juin 2019 : LES MJC FACE AU ROULEAU COMPRESSEUR LIBERAL, DES « ZONES A DEFENDRE » ?

intervenants:

Patrick Chenu, directeur de la Fédération Régionale des MJC d’Ile-de-France, ancien directeur de MJC, membre de la CRAJEP Ile-de-France.

Patrick Nivolle, président de la MJC Centre social de Noisiel, administrateur de la Fédération Régionale des MJC d’Ile-de-France.

Les deux intervenants répondront à cette question à travers deux types d’argumentations :

-          l’une portant sur la défense des associations d’éducation populaire : pourquoi les MJC ont-elles été crées par le CNR au sortir de la seconde guerre mondiale, puis défendues, soutenues par les pouvoirs publics pendant près de 50 ans ? Pourquoi continuer aujourd’hui à défendre des associations d’éducation populaire ?

-         l’autre sur les raisons de fragilisation du modèle, aujourd’hui remise en cause par les pouvoirs publics, modèle rendant ces associations invisibles ou héritées d’une histoire passée tant de la part des nouvelles générations d’élus locaux ou que d’une partie de la population.

Les deux intervenants pourront ainsi mettre en lumière les enjeux auxquels le mouvement des MJC doit répondre, enjeux liés aux tensions inhérentes entre

-          ce modèle associatif, généralistes, portée par l’idée de l’émancipation individuelle et collective, ouvert à la diversité des populations comme lieu du vivre ensemble, mais souvent aujourd’hui perçues comme des « structures municipales », « anciennes » mal adaptées aux besoins de la population,

-          et, une actuelle ambivalence permanente des pouvoirs publics vis-à-vis de ce modèle, sur fond de libéralisme, qu’un changement de majorité municipale peut vite remettre en cause.

Loin d’être un enjeu symbolique, l’exposé sera illustré sur des situations concrètes locales montrant les trois dimensions des MJC,  et les tensions qui peuvent en résulter entre :

-          une dimension institutionnelle, avec ses règles et ses enjeux (management d’équipes salariées, équilibre budgétaire, recherche de subventions et de ressources propres, etc.),

-          un ensemble de réseaux (inter-personnels locaux, militants, associatifs, etc.) qui se croisent et inter-agissent,

-          une dimension militante faite d’engagements individuels et collectifs et  de valeurs  mis en commun dans les cadres des actions et activités proposées.

5 juin 2019 : LE GRAND GUIGNOL, THEATRE DES TERREURS DE LA « BELLE EPOQUE »

par Sylvain Solustri

Le théâtre du Grand-Guignol et à la fois un lieu et un genre. Genre théâtral qui a touché un public averti de 1897 à 1962, le Grand-Guignol n’a rien du spectacle de marionnettes. Théâtre d’horreur et d’épouvante où se jouent “tous nos cauchemars de sadisme et de perversion” (Anaïs Nin), le Grand-Guignol désigne aussi le lieu, cité Chaptal à Paris, où furent montés les drames terrifiants mais aussi les pièces comiques appartenant à ce répertoire.
Théâtre d’illusions et d’effets spéciaux, nous vous proposons une découverte de ce genre méconnu et disparu, qui mettait en scène toutes les peurs et les interrogations de l’époque : peur de la folie, des maladies contagieuses, du progrès, de l’étranger…

17 avril 2019 : LE RADEAU DE LA MÉDUSE: D’UN FAIT DIVERS A UN TABLEAU D’ANTHOLOGIE

par Héloïse Boussac

Le 2 juillet1816, la frégate française  La Méduse s’échouait au large de la Mauritanie avec 400 passagers à bord.147 d’entre eux sont abandonnés sur un radeau de fortune, pendant 12 jours livrés à eux-mêmes. Lors de leur sauvetage, ils n’étaient plus que 15. Ce fait divers s’inscrit dans un contexte politique charnière et passionnera le controversé peintre Géricault pour ce qui deviendra une des œuvres les plus célèbres du musée du Louvre. Comment ces hommes ont-ils survécu ? Quelles étaient leurs relations à bord ? Pourquoi et comment Géricault s’est il emparé de ce drame ? Et qu’a-t-il révélé sur l’état de la société d’alors ?