New York, ville globale très locale

Le 17 mai 2017

par Anne Raulin, Professeure en anthropologie urbaine (Université Paris Nanterre, Sophiapol)

Si New York est réputée archétype de la ville globale, comme l’a démontré l’économiste et sociologue Saskia Sassen, voire capitale du monde, elle n’en demeure pas moins rivée à son particularisme local.

Ville coloniale à ses origines, empreinte de réminiscences européennes, elle s’est définie par opposition à d’autres villes américaines depuis l’indépendance des Etats-Unis. La mise à l’épreuve qu’ont constitué les attentats du 11 septembre 2001 révèle un rapport original au temps, au passé et à sa mémoire, à l’histoire, au présent, mais surtout au futur qui semble l’aspirer toujours davantage.

 

Un royaume dans le Cameroun du XXIè siècle

Le 11 mai 2016, Par Jean-Pierre Warnier, anthropologue africaniste, professeur honoraire (Université Paris-Descartes), chercheur associé à l’Institut des Mondes Africains, et responsable de l’atelier de l’UPS «  Ste Geneviève , ville arc-en-ciel ».

A côté de l’Afrique en proie aux guerres du pétrole, du diamant, de la terre et du contrôle des consciences, il y a une Afrique pacifique et industrieuse qui participe à des constructions politiques complexes conjuguant tradition et modernité. Tel est le royaume de Mankon, au Cameroun, pleinement intégré dans l’alliance hégémonique qui gouverne le pays. Il nous offre une autre vision de l’Afrique, importante à méditer. La conférence sera illustrée de photos et d’un film documentaire de 7 minutes.

 

la fête du Phi ta khon (Thaïlande)

Le 17 février par Julien Rousseau conservateur, responsable des collections d’Asie du musée du quai Branly.
Julien Rousseau ne combat pas les idées reçues mais nous initiera aujourd’hui au culte des esprits en nous emmenant à

la fête du Phi ta khon (Thaïlande)


En Thaïlande, les phi sont à la fois des esprits des morts et des génies de la nature. L’imaginaire populaire les considère aussi comme des gardiens d’un monde souterrain ambivalent, associé à la fertilité et aux enfers bouddhiques. A l’occasion de la fête de phi ta khon (Dan Sai, Nord-Est de la Thaïlande,) des danseurs masqués incarnent ces génies habituellement invisibles. Julien Rousseau abordera le contexte religieux des masques de phi ta khon ainsi que leurs iconographies, inspirées à la fois de l’art bouddhique, du culte des esprits ou du cinéma de science-fiction.

 

Ste Geneviève, ville arc-en-ciel

MERCREDI 14 octobre 2015

Salle de la Châtaigneraie, 19 h
Lancement du projet « STE GENEVIÈVE, VILLE ARC-EN-CIEL »
animé par Jean-Pierre Warnier
« Entre 1900 et 2015, la population de Sainte Geneviève a été multipliée par 50. Le village est devenu une vraie ville. Elle s’est construite grâce à l’action de citadins venus des horizons les plus divers, chacun avec sa trajectoire et son histoire. La séance sera consacrée pour moitié à l’itinéraire de la famille Baticle, qui, à la génération des grands-parents, étaient des forains basés à Corbeil, et qui, à la génération suivante, s’est installée à Ste Geneviève. L’exposé sera présenté par Pascale Baticle, avec des diapositives. Le reste de la séance sera consacré à la présentation de l’atelier « Sainte Geneviève, ville arc-en-ciel » par Jean-Pierre Warnier. Cet atelier se fera sous forme d’enquête sur les parcours de familles génovéfaines extrêmement diverses et aux multiples origines, d’où son aspect de « ville arc-en-ciel ». Il visera à comprendre comment notre ville s’est construite, et à se demander ce qu’est une ville, quelles en sont les différentes sortes, et la diversité des citoyens. »